Tout comme nous…
Saviez-vous que :
L’immigration et l’emploi.
Quelle surprise!
La nouvelle langue.
Pourquoi immigrer ici?
La Colombie
L’immigration régionalisée
Granby, née de l’immigration
Avis aux employeurs
Questionnez-vous.
L’intégration scolaire
Une force tranquille.
Le plein emploi
Tout comme nous…
À tous les jours, nous les croisons. Bien que d’origines et de cultures différentes des nôtres, les immigrants ne restent pas longtemps étrangers. Règle générale, ils intègrent très rapidement notre société et vivent bientôt le même quotidien que nous. À ce sujet, voici une pensée de M. Yves Fontaine, un bénévole de SERY qui côtoie ces gens chaque jour :
« Les immigrants, les réfugiés politiques, les victimes de toute guerre qui partagent ici notre vie sont une fortune dans tous les sens du mot. Ils apportent. Ils donnent. Ils travaillent. Ils consomment. Comme nous tous, ils feront travailler le boulanger, le coiffeur, le mécanicien…
Et, que je sache, ils ne sont exempts ni des taxes, ni des impôts. »
Pas si différents de nous, au fond.
Saviez-vous que1 :
· en 1996, la population de la Montérégie comportait 6,1% d’immigrants? Avec ces quelques 75 535 personnes d’origine étrangère, la région se classait au troisième rang dans la province en terme de part d’immigrants derrière Montréal et Laval.
· en 2001, la population immigrante de Granby s’élevait à 1390 personnes, dont 500 ayant immigré entre 1991 et 2001?
· du début juillet 2002 à la mi-avril 2003, la région de Granby a accueilli près de 50 nouvelles familles au sein de sa communauté? Près de la moitié de ces nouveaux arrivants sont d’origine colombienne.
1 Source : Statistiques Canada
L’immigration et l’emploi.
Une des premières préoccupations des personnes immigrantes, peu après leur arrivée, est de trouver un emploi. Bien sûr, SERY les accompagne dans leurs démarches et ils réussissent en général de façon admirable. Dans la dernière année, nos services d’intégration à l’emploi ont aidé au placement de 73 personnes de diverses professions : professeurs, journaliers, électromécaniciens, soudeurs, ingénieurs, informaticiens et bien d’autres. Cet apport de main d’œuvre qualifiée et travaillante fait le bonheur des entreprises de la région. Grâce à la détermination des nouveaux arrivants à travailler, notre service d’aide à l’emploi maintient un taux de placement frôlant les 90% après 6 mois. C’est dire que nos concitoyens, une fois arrivés, ne restent pas sans emploi très longtemps.
Quelle surprise!
Nous avons demandé aux nouveaux arrivants, présentement en francisation au CÉGEP de Granby, s’ils ont eu des surprises à leur arrivée. Voici quelques-unes de leurs réponses :
« L’état de grand développement du Québec. » Florentina Mot- Roumanie
« Le calme autour de nous et la première facture d’Hydro-Québec… trop chère! » Edwin Acosta Colombie
« Personne ne marche dans la rue. » Daniel Marius Golea Roumanie
« Quand j’ai regardé le ciel la première nuit, les étoiles étaient très basses, très près de moi. » Monica Mehna Inde
La gentillesse, le respect et le civisme des Québécois ont également été des surprises agréables pour nos nouveaux concitoyens. Surprise moins agréable : la longueur et la froidure de notre hiver. Nous sympathisons...
La nouvelle langue.
La moitié des immigrants connaissent déjà le français à leur arrivée au Québec. Comment se déroule l’apprentissage pour les autres? Les nouveaux arrivants en francisation au Cégep nous répondent :
« Au Cégep, j’apprends le français correct mais, sur la rue, je ne comprends que 45% de ce qui est dit! » Sabinger Garcia Zarate - Colombie
« Le français, c’est facile à apprendre. Ce qui est difficile, c’est l’accent québécois. » Angel Martinez Inchaustegui- Cuba
Surprise! La grande majorité des répondants tiennent un propos semblable. Règle générale, une personne immigrante allophone développe un français fonctionnel à l’intérieur de sa première année ici. Pour l’accent, ça viendra…
Pourquoi immigrer ici?
Les gens immigrent chez nous pour une multitude de raisons. Ils cherchent en général soit à se bâtir une vie meilleure, soit à rejoindre leurs familles, soit à fuir une situation difficile dans leur pays d’origine. Encore une fois, nos étudiants en francisation témoignent :
« Ma famille et moi, nous fuyons le conflit armé entre la guérilla et les paramilitaires. » Edwin Acosta Colombie
« Je veux améliorer ma situation financière et avoir une meilleure qualité de vie pour moi et mes enfants. » Monica Mehna Inde
« Je suis venu à Granby pour assurer l’avenir de ma famille. » Sabinger Garcia Zarate - Colombie « Ma raison principale est que les gens ici sont en sécurité. » Sarelis Garcia Zarate - Colombie
Comme il fait bon de vivre ici.
La Colombie
Plusieurs des nouveaux arrivants cette année sont d’origine colombienne. Il est bon, question de mieux faire connaissance, d’en savoir plus sur leur pays d’origine.
La population chaleureuse et accueillante de la Colombie (env. 36 millions) vit dans un pays qui, grâce à sa géographie diversifiée (régions côtières, montagnes et jungles), abrite 10% de la biodiversité totale de la planète. Les richesses naturelles de la Colombie n’ont d’égale que la richesse de sa culture, provenant d’un métissage à travers les générations de peuples provenant de tous les continents. Malheureusement, le crime organisé, la corruption et la situation de quasi-guerre civile ternissent le beau visage du pays et font fuir plusieurs de ses habitants. C’est pourquoi vous en rencontrez de plus en plus ici, dans la région.
L’immigration régionalisée
Depuis plusieurs années, au Québec, l’augmentation de l’immigration est un enjeu économique de taille, servant à combattre la dénatalité, le vieillissement de la population et la pénurie de main d’œuvre. Bien que la majorité des nouveaux arrivants (plus de 75%) s’installent encore dans la région montréalaise, de plus en plus de personnes immigrantes sont orientées vers les régions par le gouvernement. Les raisons? Une francisation plus facile, un meilleur accès à l’emploi et une meilleure qualité de vie pour les personnes immigrantes ainsi que des retombées économiques et culturelles intéressantes pour les régions.
Granby est, en Montérégie, le lieu de destination régionale privilégié. En effet, SERY aide à accueillir plusieurs centaines de nouveaux arrivants par années. Et la tendance ne fera que s’accroître dans les prochaines années.
Granby, née de l’immigration
L’immigration est loin d’être un phénomène nouveau dans la région. À l’aube du 19ème siècle, les tentatives de colonisation des Cantons de l’Est par les britanniques ne rencontrent qu’un succès très limité. Ce n’est que grâce à une immigration massive de Canadiens français que la région se développera. En effet, en l’espace de 50 ans, la population francophone de Granby et ses environs passe de près de 900 habitants à plus de 13 000. La population anglophone n’évolue guère durant cette période. L’arrivée d’immigrants irlandais durant les mêmes années est aussi notable. Bien que leur intégration ne soit pas des plus faciles (ils sont catholiques mais pas francophones), ils réussissent à se tailler une place.
Vous voyez, l’immigration a toujours fait et fera toujours partie de l’étoffe de notre région. Soyons-en fier!
Avis aux employeurs
Il est entendu que la majorité des personnes immigrantes s’installent à Montréal à leur arrivée. Par-contre, saviez-vous qu’un bon nombre d’entre eux se cherchent un emploi en région? Ces travailleurs, généralement spécialisés, n’attendent que de trouver un emploi à Granby pour y déménager. En effet, SERY possède une banque de plus de 360 C.V. de personnes immigrantes qualifiées, scolarisées et possédant un français fonctionnel. De plus, 455 personnes sont présentement abonnées au Bulletin-emploi de SERY, qui compile à chaque semaine les postes offerts dans la région. Certains le reçoivent même avant d’arriver au Canada.
Alors, si vous souffrez d’un manque de main d’œuvre, passez un coup de fil à SERY. Il nous fera un grand plaisir de vous mettre en contact avec des candidats potentiels.
Questionnez-vous.
Plusieurs centaines de nouveaux arrivants viennent à chaque année enrichir notre communauté. Vous le constatez, Granby prend des couleurs.
Pour la plupart, cette tendance est accueillie de façon très positive. Par contre, il est normal que certains soient plus craintifs ou réticents face à ce changement. Si vous faîtes partie de ceux-ci, profitez de l’occasion pour vous demander « Pourquoi? ». Avez-vous peur qu’on vous « prennent » vos emplois ou vos logements? Vous craignez pour la langue? Vous vous sentez envahi? D’excellentes raisons économique, sociales et culturelles motivent cette volonté d’augmenter l’immigration en région. Les connaissez-vous?
Soyez sans craintes, tous y gagnent! Vous désirez plus d’informations? SERY est là pour vous répondre.
L’intégration scolaire
Deux semaines à peine après leur arrivée à Granby, les enfants immigrants se retrouvent sur les bancs de l’école. C’est la moyenne. Comment ces derniers gèrent-ils leur intégration? Les parents ont-ils des ressources?
Depuis janvier 2002, la commission scolaire Val-des-Cerfs travaille avec SERY pour appuyer le projet PAIS (programme d’aide à l’intégration scolaire). Le programme est axé sur l’accompagnement pour les démarches scolaires, l’interprétariat, la consultation, la sensibilisation et l’aide aux devoirs. À ce jour, une quarantaine d’enfant on reçu cet aide aux devoirs parmi les 65 familles ayant bénéficié du programme.
Vous avez le goût de partager vos connaissances avec un(e) jeune immigrant(e)? Contactez-nous.
Une force tranquille.
Le travail d’aide à l’intégration qui est au centre de la mission de SERY n’est pas une mince tâche et, bien sûr, les employés de l’organisme y consacrent toute leur énergie. Mais ils ne pourraient arriver à donner un si bon service sans l’aide très précieuse de son équipe de bénévoles.
Ils sont plus de 70 à offrir leur temps et leur expertise pour aider les nouveaux arrivants à s’ajuster à leur milieu. Que font-ils? De l’aide au devoir, du travail de bureau, de l’accompagnement, des ateliers de français, de l’organisation d’activités, et bien plus. Au cours de la dernière année, ils ont effectué plus de 3000 heures de travail, pour lesquelles l’équipe de SERY est infiniment reconnaissante.
Vous désirez aussi contribuer un peu de vous-même, tout en découvrant d’autres cultures? Appelez-nous.
Le plein emploi
Depuis quelques semaines, le service d’aide à l’emploi de SERY vit un heureux problème : la quasi totalité de leurs clients sont présentement en emploi ou aux études. Même les immigrants en francisation sont sollicités pour des emplois avant même d’avoir terminé leurs cours.
L’équipe tient a féliciter tous les nouveaux arrivants présentement en emploi pour les efforts qu’il mettent à s’intégrer au marché du travail. C’est leur grande volonté de travailler, très appréciée des employeurs, qui fait la différence.
Merci également aux employeurs qui savent reconnaître la qualité de cette main-d’œuvre d’ailleurs qui s’installe, travaille et vit chez-nous.